sculptures DorA m'a laissé le soin de la présenter, car il est difficultueux de le faire soi-même, pour vous la faire connaître et ce, de façon moins singulière qu'elle ne l'aurait fait.

Si la plupart des gens ignore ce qu'ils veulent faire, un certain nombre, dont fait partie DorA, s'en fait une idée bien précise, sinon définie, avec des objectifs bien déterminés, dont la préférence va tout naturellement à l'art INUIT et je nommerai la « stéatite », plus communément appelée pierre à savon, art auquel elle consacre pratiquement tout son temps libre.

LE PROFIL D'UN ETRE AU DESTIN ATYPIQUE : TRADUCTION D'UNE PERSEVERANCE CERTAINE

Je veux vous associer  à la découverte de ce voyage artistique où nous entraîne DorA et où l'inexplicable parfois, voire le mystère, transpirent au travers du travail qu'elle a fourni.
Laissez-vous emporter, surprendre par ses expositions (cliquez ici) où vous détecterez une certaine magie.
Même le néophyte peut y trouver la douceur qui alimentera son approche à la sculpture de cette pierre si particulière qu'est la « stéatite ».

Après quelques honorables distinctions, comme des 1ers prix et des médailles, obtenus à des différents concours, le sculpteur DorA a trouvé sa voie en mettant toute son énergie dans le façonnage de la pierre à savon la « stéatite ».

Cette roche qui, lors de son extraction présente la propriété d'être très tendre et de se durcir à l'air libre, suscite en elle de l'inspiration et pas des moindres, puisqu'elle réalise de plus en plus des sculptures tant originales, que variées, reconnues grâce aux récompenses qui lui ont été attribuées en différents lieux et différentes manifestations.

Connaissant DorA depuis de nombreuses années, j'ai pu apprécier son évolution grandissante, grâce aux paliers qu'elle a franchis (nonobstant son parcours pour le moins atypique), en modelant son art avec de plus en plus d'ingéniosité, de délicatesse, sinon de la finesse maîtrisée, alliées au désir, et à la sensualité.

Cette invitation au voyage de la pierre à savon, nous transporte dans l'émotion toute pure de l'abstraction diront certains. On flirte avec la grâce qui illustre à plus d'un égard la sensibilité de l'artiste, qui sait jouer non sans brio, avec les couleurs, les lignes données à ses sculptures qui sont le fruit de son imaginaire.
Sculpter et toujours sculpter pour donner naissance à LYLY SAN, LOLITA.

S'autoriser des libertés, et pourquoi pas de la fantaisie, grâce à l'idée du moment celle de l'instant présent favorisant son anticonformisme, d'où cette ambivalence qu'on peut suspecter en observant son travail.

Ne pas réaliser des figures imposées : c'est cette indépendance suprême qui habite sempiternellement DorA et la pousse à donner des formes mystérieuses à ses réalisations, où chacun se livre à des interprétations subjectives, pour tenter de deviner ce qui se cache dans ses moulures que malaxent ses doigts dans la roche tendre pendant de longues journées, ou soirées, pour faire naître des courbes, donner de la vie à la matière, qu'elle-même ne soupçonnait pas au départ.

Mais elle ne s'en inquiète pas ; elle poursuit son travail inexorablement, sans jamais se lasser.

En substance, force est de constater que DorA ne cessera de nous surprendre ! Long  est le chemin où l'artiste poursuivra sa route pour y puiser des nouveautés, véritable pis-aller à son quotidien. Même si un proverbe coréen stipule que :

"AUCUNE FLEUR NE FLEURIT DIX JOURS, AUCUN POUVOIR NE DURE DIX ANS"

Tout me porte à croire que DorA s'élèvera toujours plus haut, mue par le désir de s'améliorer qui chaque jour, la hante davantage. Vous ai-je procuré l'envie de la découvrir !

texte de Shirley SCHROTER